Guillaume Pepy en visite à Barcelone hier a annoncé que la SNCF souhaite lancer une liaison TGV entre Paris et Figuères dès la fin de l'année. Elle empruntera le tronçon international et le tunnel du Perthus et permettra de gagner plus d'une heure.
C'est un Guillaume Pepy dopé à bloc et dithyrambique qui était reçu hier à Barcelone. Le président de la SNCF a chaleureusement félicité le maire de la capitale catalane tandis que ce dernier lui montrait les maquettes de la gare de la Sagrera, dont les travaux commenceront sous peu et qui sera complètement terminée en 2014. Selon lui, le projet d'ensemble qui comprend la perforation souterraine de la ville, est "le plus grand et le plus spectaculaire chantier ferroviaire existant en Europe". Il n'en revenait d'ailleurs pas qu'il puisse ne coûter "que" 1,2 milliard d'euros...Le maire Jordi Hereu en a même oublié de répéter son leitmotiv favori : à quand le "maillon manquant Perpignan-Montpellier ? ". Cependant Guillaume Pépy a précisé que le délai prévu restait 2020.
La connexion grande vitesse avec l'Espagne est donc devenue soudainement prioritaire. Au point même que la France veut "donner un coup de pouce" à l'Espagne en annonçant qu'à la fin de cette année, les trains TGV arriveront à Figueres. C'est une "proposition" que le président de la SNCF fera à son homologue de la Renfe, Teofilo Serrano, qu'il a invité à Paris en février.
La SNCF prolongerait donc le parcours des deux TGV qui, à ce jour, ont pour terminus la gare de Perpignan jusqu'à celle de Figueres, dès décembre. Il y aura alors deux allers et retours par jour permettant de relier Paris à Barcelone en 7 h 20 environ (contre 8 h 40 dans le meilleur des cas aujourd'hui, dont 3 h pour Perpignan-Barcelone) grâce à une correspondance avec des trains espagnols à Figueras.
Ce qui n'exclura pas l'arrêt à Perpignan, bien évidemment. En fait, c'est à la future nouvelle gare appelée "Alt Empordà " que descendront ou monteront les voyageurs. Située sur la commune de Vilafant, elle est en cours de construction depuis le mois d'octobre. La proposition française entraînera sans doute l'abandon du projet de troisième rail que le ministère espagnol des travaux publics envisageait de mettre en place entre Gérone et Figueres afin de permettre aux trains de marchandises, voire aux voyageurs, de circuler vers la France, en attendant la fin des travaux. L'objectif était de compenser en péages le concessionnaire du tunnel du Perthus. Source: lindepedant.com |