| Ôtez moi ces barres, que je puisse admirer le paysage ! |
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Je prends souvent le train pour me rendre à Nantes, pendant mon voyage j’aime me rendre à la voiture BAR. Cependant, il y a quelque chose qui me turlupine. Sur les TGV Atlantique, comment se fait-il que lorsqu’on est assis sur les tabourets, mes yeux font face à une imposante poutre en acier située entre deux minuscules fenêtres, faisant en sorte qu’on ne puisse pas profiter du paysage ? Laurent G. Laurent, Votre question est très pertinente et intéressante. Elle est d’ailleurs souvent posée à mes protégés. En effet rien de plus énervant, j’en ai fait l’expérience, de se retrouver nez à nez à cette barre en sirotant son cola. Se tordre la tête pour apercevoir, Marguerite en train de brouter l’herbe, rien de tel pour attraper un torticolis. N’ayant pas la science infuse, je suis allée me documenter auprès de la direction de l’innovation et de la recherche de la SNCF. Pierre-Etienne, spécialiste en interaction train-infrastructure et acoustique ferroviaire, nous éclaire sur ce point : « pour des raisons économiques et industrielles, les structures de caisses des TGV 1 niveau sont identiques depuis le 1er TGV Sud-Est jusqu’aux remorques actuelles sur le TGV-Est. Malheureusement, le bar initial du TGV Sud-Est avait un aménagement tel que la fameuse poutre était située à la hauteur des yeux du passager et nous en subissons les conséquences sur les matériels suivants. Vous avez pu remarquer en revanche que le TGV Duplex qui, lui, est de conception complètement nouvelle n’a pas cette poutre au niveau du bar puisque la caisse a été faite en fonction des aménagements. ». Voilà pour les explications d'un technicien de notre compagnie ferroviaire nationale. Cependant, l’analyse de Pierre-Etienne me semble approximative… Je vous explique pourquoi ! Dans l’univers de la restauration en libre-service et de la restauration rapide, des spécialistes étudient différents paramètres concernant l’agencement du restaurant, le déplacement du client, le mobilier, l’éclairage, etc. L’analyse de ces données permettent d’envisager des solutions afin de réduire le temps de la prise du repas, de créer du trafic et servir plus de personnes. Laurent, les bars des TGV reprennent le même schéma. La barre au milieu des fenêtres est une gêne pour les clients qui ne pouvant bénéficier du panorama, se retrouvent dans un état de frustration et retournent à leur place. La palme du pire revient aux rames rénovées Lacroix, où en plus de cette « fameuse barre », ont été retirés les tabourets et la voiture-bar réduite de moitié (pour les TGV-A). Résultat, le bar est devenu un lieu de passage et non plus un lieu convivial. On s’y rend juste pour acheter ses produits. Étant très rapidement saturé aux heures de repas, on ne s’y attarde pas. Pour les Duplex, même si l’espace-bar semble vaste, la limitation des places assises sert le même objectif : créer de la fluidité. Simple non ! Voyez-vous Laurent, rien n’est le fruit du hasard. Tout est savamment millimétré. A présent, avec cet éclaircissement, vous ne fixerez plus cette barre du même œil. Nous vivons une époque formidable, n’est-il pas ? Tante Ruth Qui en a marre de se cogner la tête contre ces barres ! ![]() Les fameuses barres au milieu des fenêtres |






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